Cet oiseau endémique est très farouche vis à vis
de l'homme et on ne l'approche pas facilement. Mais vous pourrez en apercevoir
le long de certaines côtes, sur certains îlots (Gabriel, île
Plate) ou lors des balades en pleine mer.
Souvent décrit par les poêtes Mauriciens, chanté et
peint par les artistes locaux, le Paille en Queue est un véritable
symbole.
Les pailles-en-queue sont des oiseaux de haute mer, ils
capturent les poissons en plongeant de très haut dans l'océan.
D'ailleurs pour la pêche au gros, les pêcheurs suivent les
vols de ces oiseaux pour repérer les bancs de poissons et donc
les bancs de Marlins ou Thons et Bonites.
Adulte, le plumage est d'un blanc pur (qu'il soit mâle ou femelle),
avec une bande noire occulaire partant de chaque côté du
bec et dépassant l'oeil en arrière. Son bec est jaune, un
peu rembruni sur les côtés. Il se reconnaît aisément
aux deux plumes très allongées de la queue qui lui ont valu
autrefois le nom de “paille-en-cul”. Il doit en effet son nom
à la longueur spectaculaire de ses deux dernières plumes
caudales.
Habitat :
Présent dans toutes les îles tropicales de l'Océan
Indien, du Pacifique ou de l'Atlantique. Niche dans les endroits escarpés
des falaises.
Nouriture :
Poissons.
Reproduction :
Les femelles pondent un oeuf unique dans les anfractuosités des
rochers. L'oeuf est couvé pendant un mois et l'oisillon est nourri
pendant deux mois environ par des régurgitations de l'estomac des
adultes.
Quand le petit est en âge de voler, les parents l'abandonnent comme
le font beaucoup d'oiseaux de mer.
La faim le pousse à sortir du nid et à chercher nourriture.
Prédateurs :
Principalement le Rat.
Conservation de l'espèce :
Jadis les Pailles en Queue étaient présents en grand
nombre à Maurice et dans toutes les îles des Mascareignes,
mais il a subi la vague destructrice de l'homme et c'est aujourd'hui une
espèce protégée.
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