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Le Dodo ou La Dronte est l'animal emblématique de l'île Maurice, bien que cet oiseau ait été exterminé, les Mauriciens et les touristes l'ont a jamais immortalisé. Le Dodo est partout, en peluche, en bois ou en porcelaine, sur les tee-shirts, sur les timbres…
Le Dodo a pris sa revanche sur l'homme. Il est toujours là et s'expose dans les boutiques, sur les enseignes des restaurants et magasins.
Le Dodo plaît beaucoup aux petits comme aux grands, car il est décrit comme un animal humble, gentil et naïf. Incapable de se défendre contre les prédateurs et c'est ce qui a causé son extinction.
HISTOIRE
Le Dodo ou La Dronte connu sous le nom scientifique de Raphus Cucullatus, peuplait l'île bien avant l'arrivée des premiers colons. L'histoire de cet oiseau lent, disgracieux, à bec de pélican et à corps de gros canard dodu, ne pouvant pas voler, remonte en 1598 à l'arrivée des Portugais, qui furent les premiers à découvrir l'île Maurice.
A cette époque, l'île était totalement isolée, loin des grandes routes maritimes. De par cet isolement et l'absence d'êtres humains, le Dodo accueillit les nouveaux visiteurs sans ce méfier.
Selon les Portugais, l'île comptait un grand nombre de ces étranges oiseaux et ils commencèrent à en apprécier la chair et à en faire leur repas.
L'arrivée de Hollandais fut un véritable massacre.
Trop lourd pour voler, trop gros pour courir, les Hollandais exterminèrent cet animal qu'ils nommaient " walg-vogel ", oiseau de dégoût… Mais ils étaient bien contents de manger sa chair!
En route vers l'Inde et l'Indonésie, les marins hollandais emmenaient avec eux de nombreux Dodo qui servaient à agrémenter leur repas, même si la chair était soit disant dure et sans trop de goût.
Autre cause de l'extermination du Dodo, son nid construit à même le sol, en pyramide avec des feuilles de palmier, ne permettait pas de le protéger des redoutables prédateurs comme le chien ou le cochon sauvage, introduits sur l'île par l'homme.
De plus, La femelle Dodo ne pondait qu'un seul œuf , qui était à tour de rôle couvé par les parents car le petit prenait du temps à se développer. Nombre de petits dodo ont donc dû périr piétinés et mangés par ces animaux importés par l'homme.
Le Dodo s'est donc fait de plus en plus rare sur l'île. Il a seulement été aperçu en quelques rares occasions vers 1662 à l'île aux Cerfs et l'île de l'Est.
Vers 1770, Buffon, qui écrivait ces lignes dans son " Histoire naturelle des oiseaux ":
"Représentez-vous un corps massif et presque cubique, à peine soutenu par 2 piliers très gros et très courts. Les premiers Hollandais qui le virent dans l'île Maurice, aujourd'hui l'Ile-de-France, l'appelèrent walg-vogel, oiseau de dégoût (...) La grosseur qui, dans les animaux, suppose la force, ne produit ici que la pesanteur. L'autruche, le touyou, le casoar, ne sont pas plus en état de voler que la dronte; mais du moins ils sont très vites à la course, au lieu que le dronte paroît accablé par son propre poids, et avoir à peine la force de se traîner: c'est dans les oiseaux ce que le paresseux est dans les quadrupèdes; on diroit qu'il est composé d'une matière brute, inactive, où les molécules vivantes ont été trop épargnées. Il a des ailes, mais ses ailes sont trop courtes et trop foibles pour l'élancer dans les airs; il a une queue, mais cette queue est disproportionnée et hors de sa place: on le prendroit pour une tortue qui se seroit affublée de la dépouille d'un oiseau; et la nature, en lui accordant ces ornements inutiles, semble avoir voulu ajouter l'embarras à la pesanteur, la gaucherie des mouvements à l'inertie de la masse, et rendre sa lourde épaisseur encore plus choquante, en faisant souvenir qu'il est un oiseau. La dronte parait propre aux îles de France et de Bourbon (...) ; mais je ne sache point qu'aucun voyageur ait dit l'avoir vu ailleurs que dans ces 2 îles... Il serait donc à désirer que les voyageurs, et surtout les naturalistes (...) examinassent (cet oiseau ...)."
Buffon ne savait pas encore que le Dodo avait totalement disparu.
Le dernier spécimen porté à notre connaissance, en provenance de La Réunion, mourut sur un navire français rentrant au pays entre 1735 et 1746.
MYTHES ET REALITES
Mis à part quelques écrits et dessins, nous savons peu de choses sur le Dodo et son environnement.
La vague description faite à propos du dodo par les premiers navigateurs a longtemps été considérée comme légendaire et exagérée.
En 1854, le naturaliste britannique Georges Clark découvrit des ossements de Dodo à Mare-Aux-Songes, dans la région de Plaisance, le squelette reconstitué peut être vu au musée d'histoire naturelle de Port-Louis.
Des travaux menés par le conservateur du musée de Port Louis, Andrew Kitchener , sur les ossements retrouvés, ont menés à la conclusion que le dodo n'aurait peut être pas été aussi lourd qu'ont le pense, tout au plus 13-17 kilos, au lieu des 20-23 généralement attribués.
Andrew Kitchener montre que le Dodo n'était pas un oiseau massif et dodu. Il estime que les opinions ont été basées sur des portraits Européens, dessinés par des hommes n'ayant jamais vu un Dodo en chair et en os.
D'après lui, cela pourrait être une version romanesque de la vérité, car le Dodo, emmené sur des navires et privé de son environnement naturel, aurait pu être engraissé pour servir de nourriture et donc prendre du poids.
D'autre part, lorsqu'un 1598, les Hollandais ont débarqués sur l île Maurice et aperçus le Dodo, ils l'ont décrit comme un oiseau " maigre et peu appétissant en été, gras et savoureux en hiver ".
A ce jour le poids du Dodo reste un mystère.
LE MOT DE LA FIN...
Notre vie ne tient qu'à un fil et si nous bousculons un peu trop l'ordre des choses, à force d'exterminer la vie animale et végétale, de polluer et de pourrir notre planète, un jour nous risquons fort de finir comme le Dodo, exterminés, mais par nous même, car l'homme est le seul prédateur capable de détruire toute vie, y compris la sienne...
"Lorsque le dernier arbre aura été abattu, que la dernière rivière aura été empoisonnée, que le dernier poisson aura été capturé, vous vous rendrez alors compte que l’argent ne se mange pas"
Chief Seattle, chef indien d’Amérique du Nord, 1854.
Vous qui allez visiter l'île Maurice, préservez cet univers, ayez une pensée pour le Dodo, ne soyez pas irresponsables RESPECTEZ NOTRE ILE.
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